La nuit de Chopin

Publié le par philippe.bouchwalter

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Musique qui se dévoile en fines gouttes posées au hasard de la partition.

Eclatement subtil de couleurs; feu d'artifice de notes cristallines sur un bitume de verre. Plic ! Ploc !

Brillances hétéroclites. C'est ainsi que je vois et découvre la douce mélodie des nocturnes de Chopin.

Sur la route, on imagine des peupliers et des platanes. Les uns derrière les autres, pareils et différents pourtant de la même espèce !

Les nuages d'août sur un ciel azur découpent sur l'horizon d"artistiques figures.
Quelques apocalyptiques figures. Un lien entre le ciel et la terre unis aux quatres éléments. Plic ! Ploc !
Je vois aux détours des arpèges des peintures de Van Gogh, des couleurs et toujours des corbeaux!
Chopin peint des paysages grandioses et laisse l'eau ruisseler sur les toits. Des entre-filets.
L'amour en contre-point. Le désir à fleur de peau laisse entrevoir une ombre passagère, inassouvie.
Une frêle embarcation navigue entre les corps dévétus. C'est déjà un tableau. Il ne reste qu'une possibilité.
Aimer à rendre l'âme ou mourir sans rien savoir. Il n'y a que la foi pour Timonier et la Création. Soit ! Si en est ainsi, il faut se donner les moyens de créer à défaut de perdre l'âme. Un challenge de taille, une course de fond.

Le dialogue. Voilà un mot charger d'espoir. Je dialogue comme un enfant avec  ses jouets.
Je coupe la tête du gendarme en plastique bleu. Des vagues d'espoir. Et encore. La subtilité reste en devenir, ne pas savoir se que sera fait la prochaine page comme si il existait quelques rêves enfouis, refoulés, métamorphosés en quelques difficultés à écrire.
Je sauvais ma vie avec chaque mot que j'écrivais et je le savais. Pourtant ce n'est pas le doute qui m'en empêchait mais la peur. La peur de faire disparaître un personnage naissant. Tué dans l'oeuf, mort avant d'avoir vécu.
Une étincelle dans la gueule de la nuit béante. Je suis maitre pour une fois. J'ai le pouvoir de vie et de mort sur mes personnages. Voilà un espace de liberté qui me plait bien. Imagine...?

Chasseur, je vois aux détours des rues des personnages plutôt sympatiques. Rejoindre la voix maternelle au milieu de ce tohubohu. L'âme de mes personnages m'appartient. La psychologie de ceux-ci m'appartient également. 
Le doux mélange des saveurs.                                                


PHILIPPE

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