PH7

Publié le par philippe.bouchwalter

 










La malette posée à mes pieds laisse entr'voir des feuilles, feuillets, fiches,folios, pages de toutes sortes. Un vrai trésor. Je pense à mon père. Non pas à l'homme qui pris le bateau pour débarquer sur le port de Marseille de
sa Kabylie natale mais celui qui possédait les armes redoutées de tous. Ernest, Miller, Hemingway. Le Kabyle de Tizi Ouzou m'a donné une génétique de voyageur et l'Américain celui de Oak Park dans l'Illinois la génétique du combat.

L'écriture est un pont à conquérir. Pour le prestige. Le traverser, nécessite de l'abnégation et de la brièveté, faute de peser sur le tablier. Un pas cadencé résonne à mes tympans: Le bruit de bottes a changé de camp mais

se sont évidement toujours les mêmes qui paient le tribut de la guerre.

C'est un standard tangible! Mais pas de quoi en faire un drame, la Culture nous tient lieu de faire part.

Ecouter ses voix comme une rebéllion dans la nuit silencieuse et désincarnée, véhiculée jusque dans l'absurde.

Et la nuit devient magique. Ancrée sur la page comme un bateau dans la baie des corsaires.

Les mots sont luminaires de fêtes et il ne faut pas se priver d'en éclairer la création, sa créature et pourquoi pas en faire sa vie.

Ecouter la poésie qui se détache du quotidien comme un cadeau et ainsi, voir les couleurs éclater en palette et relier le tout. Vivement dimanche. Le tableau devient autonome.

Dans la vie, les couleurs permettent de voir les objets.

L'artiste n'a pas pour but de les reproduire, mais de représenter un tableau peint selon sa vision. Libre,il joue. Pareil pour les mots. Les agencer demande une architecture propre. Rien ne vient de rien,alors comment

rendre la trame de l'écriture perméable à la vision artistique afin de générer une psychologie?


Bouchwalter Philippe

 








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